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Libération, 01/03/2017

Son goût pour les espaces sauvages a emporté le Vosgien sur la piste des loups arctiques et des panthères des neiges. Rencontre avec l’un des plus grands photographes de nature.

Comme beaucoup de gamins des Vosges, quand il était enfant, Vincent Munier se promenait en famille dans les forêts anciennes du massif. Mais il était bien le seul à être laissé par son père, toute la nuit dans les bois, dans un affût sous un sapin. 

«J’ai réalisé ma première photo à 12 ans. Mon père m’a prêté son appareil avant de me planquer sous un filet de camouflage. Des chevreuils se sont approchés de moi. Un mirage. J’ai appuyé sur le déclencheur. Le cliché était flou tellement j’étais troublé.»

Dans sa ferme vosgienne, celui qui est désormais un des plus grands photographes de nature de sa génération, nous raconte avec une émotion intacte ses rencontres avec des loups, des ours ou des panthères, loin de tout. 

Des années de bivouacs et d’affûts, à l’école familiale donc, l’ont préparé à des expéditions engagées où il est capable de planquer six jours sans bouger ou de camper un mois seul dans la toundra par - 47°C. «La photographie est un prétexte pour m’immerger longtemps dans une nature sauvage ou l’empreinte de l’homme est rare ou inexistante. Dormir au contact du sol, sentir le vent fouetter mon visage, expérimenter la solitude… Je me sens plus vivant dans ces moments-là».

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