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Science et Vie, 02/05/2017

A notre contact, les loups abandonnent les proies sauvages au profit des élevages et des poubelles. Des milliers d'années après en avoir fait un chien, nous serions ainsi en train de domestiquer une nouvelle fois le loup... sans même le vouloir.

On a beau savoir que l'Histoire est un éternel recommencement, l'hypothèse qu'émettent aujourd'hui des chercheurs australiens a de quoi sidérer : sans le savoir, l'Homme serait en train de domestiquer -à nouveau- le loup. Mais comment est-ce possible ?

Très simplement, les meutes de Canis Lupus sont revenues ou ont été réintroduites au fil des dernières décennies dans des milieux largement transformés par une population humaine toujours plus nombreuse et envahissante. D'où une coexistence accrue. Plusieurs études récentes menées en Europe, aux Etats-Unis ou en Iran montrent ainsi que l'alimentation des loups repose de manière croissante sur des sources d'origine humaine comme l'élevage et nos détritus -bien plus faciles à capturer que les proies sauvages, même abondantes.

Or, ce phénomène rappelle furieusement les débuts probables des chiens, lorsque quelques loups peu farouches s'étaient approchés des campements humains pour récupérer les restes de nourriture ; les biologistes parlent de commensalisme, lorsqu'une espèce bénéficie d'une autre sans lui nuire. Ce phénomène pourrait ainsi conduire à une forme de domestication du loup, sans même avoir besoin de le capturer et de sélectionner drastiquement ses descendants.

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