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Actu Environnement, 13/29/2017

Pas d'état de grâce pour le nouvel exécutif confronté à la question du loup qui continue à diviser éleveurs et écologistes. Dans la continuité de la politique précédente, il propose de tuer jusqu'à 40 spécimens l'année prochaine.

"On ne peut pas donner des leçons aux pays d'Afrique sur la protection des éléphants et, en France, ne pas être capables de vivre avec les loups, lynx ou ours", avait déclaré le candidat Macron au WWF en février. 

Le futur Président de la République indiquait vouloir dépassionner le débat sur la présence du prédateur dans les campagnes françaises.

Une volonté qui n'est pas facile à mettre en œuvre tant les tensions sont vives entre éleveurs confrontés aux attaques du carnivore et associations naturalistes attachées à une stricte protection de l'espèce. La mise en consultation lundi 12 juin par le ministère de la Transition écologique d'un projet d'arrêté fixant entre 36 et 40 le nombre maximal de spécimens dont la destruction pourra être autorisée entre juillet 2017 et juin 2018 risque de crisper ces dernières.

C'est d'ores et déjà le cas de Cap Loup qui, dans un communiqué, estime que "rien ne change" par rapport à la politique précédemment menée. Les associations formant ce collectif se disent "évidemment opposées à ce projet d'arrêté qui sacrifie, comme les années précédentes, des dizaines de loups pour contenter les lobbies agricoles et cynégétiques, sans résoudre aucune des difficultés des éleveurs et sans favoriser la cohabitation entre les loups et les activités humaines".

Ce quota n'est pas fixé au hasard, explique toutefois le ministère de la Transition écologique, qui rappelle que ce nombre avait été fixé à 36 pour la "campagne" 2016/2017. Il est fondé sur le bilan du suivi hivernal de l'espèce par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

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