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Libération, 9/10/2017

Dans la nuit tombante, Pascal Gomes, un informaticien en congé sabbatique, surveille les 650 brebis dont il a la charge, dans un alpage des Alpes-de-Haute-Provence. Son objectif: les protéger du loup, et contribuer à rétablir le dialogue entre «pro-» et «anti-».

«Mon intime conviction, c’est que même si on tuait tous les loups, ils reviendraient», estime ce passionné de photo animale, qui prête main forte à un berger en surveillant ses animaux la nuit depuis 10 jours, dans le cadre d’un programme mis en place par Férus, une association de protection animale.

Dans ce coin de montagne très boisé, à quelques dizaines de kilomètres de Digne-les-Bains, Pascal n’a pas été déçu: il a vu à deux reprises «plusieurs loups, un adulte et des jeunes». Il a même pris quelques clichés. «La première fois, ça m’a fait chaud au cœur de les voir», glisse-t-il.

Via le programme Pastoraloup, cet «éco-volontaire» oeuvre dans un département où les attaques du canidé sont fréquentes --268 constatées dans les Alpes-de-Haute-Provence entre le 1er janvier et le 31 août selon la direction départementale des territoires.

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