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La Croix, 09/01/2018

Depuis 1992, l’espèce a gagné de nombreux territoires sur plus de la moitié du pays. 

Estimée à plus de 350 individus, elle devra franchir la barre des 500 pour être viable.

André, membre actif, depuis les années 1970, de l’Association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau (ANVL), fondée en 1913, est aujourd’hui certain qu’il aura « le bonheur de voir le retour du loup en forêt de Fontainebleau ».

Il se souvient pourtant de sa lecture du chef-d’œuvre de Jean Loiseau, Le Massif de Fontainebleau (2) et de la conclusion fataliste de sa notice sur le loup?: « Le dernier loup de Fontainebleau aurait été tué en 1870. Le 13 novembre 1907, on aurait relevé des traces de loup près de Milly (Milly-la-Forêt, aujourd’hui)?; depuis on n’entendit plus parler d’eux. »

Pas de loups en Île-de-France… pour l’instant [...]

[...]« On a des éléments précis qui nous permettent de dire qu’à ce jour, il n’y a pas de traces de loup en Île-de-France. Néanmoins, le loup est en effet en train de coloniser l’ensemble de la France. Il devrait occuper les forêts d’Île-de-France, qui sont très giboyeuses et dans lesquelles il pourrait tout à fait trouver de quoi se nourrir. » (Éric Hansen, le délégué interrégional Centre-Val de Loire et Île-de-France de l’ONCFS) 

Des loups qui arrivent en plaine

De même, Murielle Guinot-Ghestem, directrice de l’Unité prédateurs-animaux déprédateurs (PAD) de l’ONCFS, confirme à La Croix que « la population française de loups s’étend désormais de façon plus ou moins continue à l’est d’une diagonale joignant la Somme aux Pyrénées-Orientales, y compris dans des zones de plaine?: la Somme, la Dordogne, l’Aude, la Haute-Marne, la plaine des Vosges, la Nièvre… » 

Elle ajoute, qu’« à terme, l’espèce pourrait être présente partout, le loup n’étant pas inféodé à un milieu naturel particulier ».

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