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Place Gre'net, 04/06/2018

Le tribunal administratif de Grenoble a rendu sa décision : attaqué par trois associations de défense des animaux, un arrêté préfectoral d’autorisation d’abattage de loups en date du 19 août 2016 a été annulé, au motif qu’aucun tir de défense n’avait été effectué au préalable.

Nouvel épisode dans la bataille entre pro et anti-loups. Au moment où la préfecture de l’Isère dressait le bilan de la présence et des attaques de loups en Isère pour l’année 2017, le tribunal administratif de Grenoble renvoyait le préfet dans les cordes en annulant un arrêté d’autorisation d’abattage en date du 19 août 2016.

Valable six mois, l’arrêté concernait les communes de Château-Bernard, Chichilianne, Clelles, Gresse-en-Vercors, Lalley, Le Percy, Saint-Andéol, Saint-Guillaume et Saint-Maurice-en-Trièves. Motif de l’annulation ? L’arrêté a été pris sans que des tirs de défense préalable aient été effectués.

« Il ne ressort pas des pièces du dossier […] que les élevages disposant d’une autorisation de pratiquer des tirs de défense ont effectivement réalisé de tels tirs avant que ne soit édicté l’arrêté attaqué », écrit ainsi le tribunal administratif dans sa décision. 

Or, poursuit-il, l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixe des cadres précis : « Des mesures de prélèvement ne peuvent intervenir que dans le cas où, après la mise en œuvre de tirs de défense, les prédations du loup ont persisté. »

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