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La Libre, 21/03/2017

Après quatre mois d’hiver, bien au chaud dans l’étable, le retour du printemps permet au troupeau de Léo de rejoindre les prairies en altitude. 

"La première sortie est toujours la plus difficile" explique Léo Malpeli, un jeune berger des Appenins, "les brebis sont toujours un peu effrayées de sortir, les agneaux se demandent où ils sont et les chiens sont tellement contents de reprendre le travail qu’ils courent partout." Huit chiens accompagnent le troupeau, dont sept magnifiques bergers de Maremme, ces grands chiens blancs des Abruzzes, des chiens anti-loups. 

"En altitude, l’été, je laisse le troupeau tout seul avec les chiens, et en dix ans je n’ai connu que deux problèmes avec les loups." [...] 

La prévention plutôt que la prédation

Dans ce parc national qui chevauche la région de l’Emilie-Romagne et la Toscane, le retour du loup remonte à la moitié des années 80. "Actuellement nous avons neuf meutes sur le territoire du parc, chacune est composée de quatre ou cinq loups adultes, sans compter les loups solitaires" explique Willy Reggioni, le responsable du "Wolf Appenine Center", un projet de protection des loups. 

"A l’époque, les bergers se sont opposés fortement à la protection du loup. En Italie depuis 1978, il est totalement protégé. Depuis lors, aucun permis de tir au loup n’a été octroyé, et on considère qu’aujourd’hui plus de 2500 loups vivent entre les Appenins et les Alpes." 

Les vieux bergers sont encore très méfiants, certains estiment que la protection du loup a été une grave erreur. "Moi, le loup je préfère ne pas le rencontrer" dit un vieil homme, "il y a vingt ans, j’ai perdu soixante brebis à cause du monstre, elles sont tombées dans un ravin, prises de panique, j’en rêve encore la nuit !"

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