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Le Patriote, 18/01/2019

L'augmentation de la population du canidé et sa migration laisse à penser qu'il pourrait très rapidement coloniser le territoire.

"Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas…" Une comptine pour enfant qui ne tardera peut-être pas à être dépassée… En effet, le canidé, source de beaucoup de fantasmes depuis la nuit des temps, pourrait bientôt pointer le bout de sa truffe dans le Beaujolais. 

"On peut le penser au vu de l'évolution géographique du loup, qui a quitté son territoire historique, le massif des Alpes", explique Mathieu chef de l'unité loups au sein de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Auvergne–Rhône-Alpes.

Depuis plusieurs années, des meutes ont d'ailleurs été aperçues dans l'Ain, la Drôme, l'Ardèche, le Jura ou encore la Haute-Loire. En février dernier, un mouton a même été attaqué à Saint-Pierre-de-Bœuf. Pour la préfecture du 42, ça ne faisait aucun, "il s'agissait du premier constat de présence avérée du loup sur le département de la Loire". Alors forcément, l'hypothèse d'une arrivée dans le Rhône prend de l'ampleur.

"En tout cas, il a tout ce qu'il faut pour s'implanter ici, confirme Mathieu Métral. C'est un animal très opportuniste, capable de s'adapter à pas mal de situations. Et en matière d'habitat, il est peu exigeant. La seule chose qui conditionne son installation, c'est la ressource alimentaire.

En 2016 et 2017, une grande expertise a d'ailleurs permis de montrer que le loup était en mesure de survivre dans la plupart des territoires français suffisamment pourvus en ondulés sauvages (sangliers, chevreuils…).

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