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Le Monde, 11/05/2016

De même que la légalisation des drogues est parfois présentée comme la meilleure parade aux trafics clandestins, l’autorisation de la chasse aux grands carnivores est considérée, par certains gouvernements, comme le moyen le plus sûr de lutter contre le braconnage. 

 

Cette approche est notamment en vigueur dans les pays scandinaves, Suède, Norvège et Finlande. Elle est aussi préconisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui, dans un « manifeste pour la conservation des grands carnivores en Europe », estime que « la chasse légalisée et bien régulée, à des niveaux soutenables, peut être un outil utile », en particulier en faisant « diminuer la chasse illégale ».

Cette hypothèse n’a pourtant jamais été étayée par des travaux scientifiques. Or, elle est en réalité erronée, d’après une étude publiée, mercredi 11 mai, dans les Proceedings of the Royal Society of London B, une revue éditée par l’Académie des sciences britannique. Ses auteurs, Guillaume Chapron (Université suédoise des sciences agricoles) et Adrian Treves (Université du Wisconsin), ont passé au crible l’évolution des populations de loups gris (Canis lupus) dans les deux Etats américains du Wisconsin et du Michigan, entre 1995 et 2012.

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